Manger moins de sel, c’est possible ?

Le sel est-il le diable de notre assiette ? Toujours est-il qu’il est le coupable désigné dans de nombreuses maladies. Astuces pour en faire un ami…

 

Hypertension, maladies cardiaques… Le coupable ? Le sel que nous consommons en trop grande quantité. Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une consommation quotidienne de 5 g par jour (une cuillerée à café), les hommes en ingéreraient près de 9 grammes et les femmes près de 7… et 10 % d’entre nous iraient même jusqu'à 12 g par jour !

Il est vrai que ce petit plus ajoute de la saveur à nos petits plats. Comment faire alors pour diminuer la dose, réveiller le goût, sans mettre notre santé à mal ?

 

1. Éviter les aliments qui en contiennent le plus

Seulement un quart du sel que nous consommons provient de la salière ! Pour le diminuer, il faut donc supprimer ou diminuer les aliments transformés. C’est le cas, par exemple, des plats cuisinés tout prêts, des quiches, pizzas, friands, chips… Mais aussi de tous les aliments prêts-à-l’emploi comme les cornichons, la moutarde… De même, limitez la consommation de gros pourvoyeurs de sel comme le fromage (une part une fois par jour), et la charcuterie (une part une fois par semaine).

Et méfiez-vous : d’autres aliments abusent du sel « en cachette ». C’est le cas, par exemple, des corn-flakes jusqu’à quatre fois plus salés que les müeslis. Une seule solution : bien lire les étiquettes !

 

2. Changer son assaisonnement

Ce que vous recherchez dans le sel ? Un exhausteur de goût. Alors pourquoi ne pas essayer différentes astuces ? Par exemple, ajoutez plus d’aromates, d’épices ou d’herbes à vos repas. Ail, oignon, persil, ciboulette, menthe, thym, curry, paprika… leur redonneront un vif intérêt ! Une astuce : glissez dans votre moulin à poivres différentes épices, poivres exotiques et herbes aromatiques. Leurs arômes parfumeront vos petits plats avec délice.

Saviez-vous que la fleur de sel permet de saler moins ? Elle s’ajoute une fois la cuisson effectuée et permet d’être plus raisonnable. De même les bouillons – de légumes, poissons, viandes… – aromatisent toutes les cuissons, les vinaigrettes, soupes, purées… et empêchent l’addition de sel. Petit favori des cuisines « bio », le gomasio – mélange de graines de sésame, de sel marin et parfois d’herbes aromatiques, écrasé au mortier – aromatise nos plats en douceur.

Et pour donner de la saveur aux légumes légèrement sucrés comme les carottes, navets ou certaines courges, caramélisez-les : un peu d’huile d’olive au fond de la poêle, couvrez sans ajouter d’eau, et laissez cuire doucement en prenant soin de mélanger régulièrement. Un tour de moulin de poivre et voilà c’est prêt !

 

3. Assaisonner uniquement en dernier recours

On ne le dira jamais assez : avant de saler il faut goûter ! Si vous déjeunez dans un restaurant, un snack, évitez de resaler et si possible ne passez pas par la case « sauce ». Vous préparez un filet de poisson ? Rien de plus délicieux que quelques grains de fleur de sel ajoutés uniquement après la cuisson.

 

Vous souhaitez réduire votre consommation de sel ? Dans tous les cas, sevrez-vous en douceur, en réduisant petit à petit les quantités. Sachez que l’on peut se déshabituer de ce diable de sel en six semaines !