Et si l’on développait nos superpouvoirs ?

La psychologie positive, vous connaissez ? Florence Servan-Schreiber, auteure de Power patate*, nous explique comment développer nos superpouvoirs grâce à nos forces personnelles. Une méthode, un état d’esprit, à travailler dès aujourd’hui. Prêt(e) pour libérer les forces qui sont en vous ?

 

Utiliser le meilleur de soi

Nous sommes tous et toutes doté(e)s de forces qui nous sont propres. Pourtant, la plupart d’entre nous ont le redoutable réflexe de vouloir corriger leurs défauts. Or, en essayant d’effacer ce qui nous a caractérisés pendant de nombreuses années, on va contre nature… et on dépense beaucoup d’énergie ! Tandis que s’appuyer sur ce que l’on fait de mieux procure davantage de plaisir et donne beaucoup de force ! Un processus qui redonne confiance en soi. Vous ne connaissez pas vos principales forces ? De nombreux sites** permettent de s’y retrouver selon une nomenclature. Un test vous permettra de déceler dans quel ordre elles se placent chez vous, les cinq premières étant les plus importantes.
À quoi cela sert au quotidien ? Par exemple, lorsque vous devez faire du rangement,  si votre force première est d’être curieux, n’essayez pas d’être organisé. Cela vous rendra la tâche fastidieuse et peu efficace !

De même, sachez être vous. Ne pas être soi, c’est fatigant, car il faut se surveiller, vivre dans un monde qui ne nous convient pas… Laisser place à sa voix profonde, sans censure, nous rend plus aimable.

 

Identifier ses talents !

Chaque personne dispose de deux types de compétences : son savoir-faire (dessiner, écrire, danser…) et son style. Les personnes qui activent leur style sont plus à l’aise, dans leur élément, et donc, plus performantes. Pour le trouver, il faut repartir de ses expériences réussies, les lister, les décortiquer avec ses amis, analyser comment on s’y est pris… Ainsi, on arrive à comprendre son propre mode d’emploi pour être soi et non pas quelqu’un d’autre.

 

Activer sa chance

Faites un test : dites « oui » pendant une semaine même si vous avez envie de dire « non ». Observez les réactions. Plutôt que regarder la vie avec des œillères, il s’agit ici d’observer les nouvelles interactions que l’on peut créer. De même, soyez la chance de votre entourage. Rendez service à une personne, qui pourra le rendre à une autre, qui elle-même rendra service à une troisième… On appelle cela une chaîne altruiste. La chance arrive par les interactions qui circulent entre les gens. S’en faire le relais, c’est en bénéficier.

 

Se débarrasser de ses croyances

Vous connaissez cette petite voix en vous qui vous dit : « C’est comme cela, tu es trop… », « Tu n’es pas capable de… »… Or, le problème avec ces bruits de fond, c’est qu’on finit par les croire. Il faut donc se libérer de la petite voix pour avancer. Par exemple, si vous vous redites souvent « Je ne suis pas assez intelligent pour faire cela… », commencez par lister les freins qui vous empêchent de réaliser l’action en question. En parallèle, recherchez les moments de votre vie où vous avez accompli des actions similaires. Analysez la façon dont ça s’est passé. Se confronter ainsi à ses propres croyances permet d’y faire face en les reformulant, afin de mieux se connecter à la réalité. Prêt à tenter l’aventure ?

 

Créer du lien autrement

Vous êtes-vous déjà trouvé face à des personnes que vous ne supportez pas ? Rechercher ce que vous détestez chez ces personnes vous permet de découvrir ce que vous aimeriez en réalité posséder. Vous détestez cette personne arrogante ? N’enviez-vous pas, au fond, sa confiance en elle ? Le reconnaître donne alors le droit d’exercer également cette arrogance. De même, pour créer du lien, n’hésitez pas à demander plutôt que proposer. Demander rend la personne accessible, plus attachante… et la plupart des personnes adorent se rendre utiles !

 

Prêt à développer vos superpouvoirs pour la « power patate » ?

 

* Power patate, Florence Servan-Schreiber (éd. Marabout, 2014).

** www.viame.org (site anglais)