Dépistages : pourquoi faut-il les faire ?

Aujourd’hui, en France, on sait déterminer les principales causes de mortalité. Des cancers, des maladies dont les signes au départ sont parfois imperceptibles. Organisés à l’échelle nationale, des dépistages gratuits permettent d’en savoir plus. Ne manquez pas ces journées…

Cancer de la peau

Le mélanome est un cancer très agressif touchant les populations qui travaillent à l’extérieur (BTP, agriculteurs…) mais aussi les fans de bronzage. En 2011, le nombre de mélanomes avait triplé en 25 ans en France*, causant 1 672 décès en 2012. Le cancer de la peau le plus fréquent, le carcinome, est généralement moins grave.

Le dépistage précoce du cancer de la peau permet d’augmenter considérablement les chances de guérison. Chaque année en mai a lieu une journée de prévention et de dépistage gratuite dans plus de 200 centres (liste sur : http://www.syndicatdermatos.org/liste-centres-depistage/).

Cancer du côlon

Le cancer colorectal est le troisième le plus fréquent en France, arrivant en deuxième place des décès par cancer. Dès lors qu’il est traité à un stade précoce, le taux de survie est largement amélioré. S’agissant d’une maladie sans symptômes réellement apparents, le dépistage est essentiel.

Tous les deux ans, les personnes de plus de 50 ans sont invitées à être dépistées  selon une procédure bien définie. Le test, très pratique dans sa version renouvelée depuis avril dernier, doit être retiré chez le médecin traitant. Celui-ci délivre, s’il le juge nécessaire au vu des antécédents familiaux, un test immunologique facile d’utilisation. Le kit de dépistage comprend un mode d’emploi, une fiche d’identification et un dispositif de prélèvement.

Cancer du sein

Chaque année, 50 000 nouveaux cas de cancer du sein sont détectés en France. Décrié, le dépistage régulier n’en reste pas moins essentiel : les femmes âgées de 50 à 69 ans qui effectuent régulièrement des mammographies réduisent de 40 % leur risque de mourir d’un cancer du sein**.

Le dépistage du cancer du sein est organisé depuis 2004 pour les femmes de 50 à 74 ans. Elles reçoivent tous les deux ans un courrier les invitant à faire pratiquer une mammographie ainsi qu’un examen clinique des seins. Selon le résultat, des examens complémentaires – échographie, IRM, biopsie – peuvent être effectués.

DMLA

Première cause de malvoyance, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui atteint la zone centrale de la rétine entraîne une perte progressive de la vision centrale… jusqu’à la cécité. C’est cette vision qui permet la lecture, l’écriture, et la reconnaissance des détails. On estime à un million, le nombre de personnes atteintes de DMLA. Elle concerne 1 à 2 % des personnes âgées de 50 à 60 ans, 25 % de celles âgées de 70 à 80 ans et plus de la moitié des personnes de plus de 80 ans.

Le dépistage passe par un contrôle annuel de la vue, via un fond d’œil. L’OCT (tomographie par cohérence optique) est un appareil qui permet de visualiser les débris spécifiques de la DMLA. L’examen, indolore et rapide, accélère le dépistage, est proposé dans les centres médicaux et hospitaliers équipés d’un OCT. Chaque année, une Journée de dépistage a également lieu en juin sur toute la France (http://www.journees-dmla.fr/gp/liste.php).

Ces examens sont pris en charge à 100 % par l’assurance maladie sans avance de frais… une raison de plus pour y penser.

*Source : Institut national de veille sanitaire (INVS)

**Source : Organisation mondiale de la santé (OMS)